Masakichi
Masakichi vit à Saitama, une ville ordinaire et peu touristique du Japon. Il commence à photographier dès 2024, en autodidacte. Enfant, il aimait déjà créer de ses mains, dessiner, construire des maquettes. En parallèle de sa passion naissante pour la photographie, il se met à fréquenter les musées et développe un intérêt profond pour l'art architectural et contemporain.
Père d'un jeune fils, Masakichi voit sa liberté de déplacement se réduire, une contrainte qui devient le point de départ de son travail. En découvrant la photographie architecturale abstraite sur Instagram, il comprend qu'il n'a pas besoin de voyager loin pour trouver un sujet : l'environnement quotidien qui entoure sa famille lui suffit. « La vraie liberté artistique ne consiste pas à voyager loin, mais à regarder notre environnement quotidien avec un œil neuf, preuve que la créativité naît souvent des limites », confie-t-il. Il se met alors à isoler des formes géométriques minimalistes dans le paysage urbain qui l'entoure, en cadrant serré sous une lumière intense et en travaillant la couleur en post-production pour aplatir le volume des architectures en compositions graphiques. Son travail s'inspire de la philosophie de Saul Leiter, photographe américain pionnier de la couleur, pour qui « tout est photographie », de l'aplatissement géométrique de Franco Fontana, photographe italien connu pour transformer l'architecture urbaine en champs de couleur géométriques, et de la sensibilité pop d'Andy Warhol.
Le travail de Masakichi a été récompensé de nombreux prix internationaux, dont une médaille d'argent au Prix de la Photographie Paris et trois médailles d'or aux Budapest International Foto Awards. Le moteur de l’artiste ? « Transformer l'architecture du quotidien en art abstrait. »