Un lieu pionnier qui traverse les époques
1949 : La Hune ouvre ses portes en tant que librairie-galerie
L’institution ouvre ses portes en 1949 boulevard Saint-Germain, grâce à Bernard Gheerbrant, collectionneur averti et passionné de littérature contemporaine. « Des livres, encore des livres », malgré les habitudes des riverains. Réunissant plus de 3 000 ouvrages, La Hune est à l’origine du concept de « librairie-galerie », présentant les œuvres d’écrivains et d’artistes dans un lieu unique.
1950 : Les Deux Magots, le Café de Flore, la Brasserie Lipp… et La Hune
Dans le Paris de l’après-Libération, la librairie se trouve au cœur d’une vie culturelle foisonnante, au sein du triangle mythique formé par Les Deux Magots, le Café de Flore et la Brasserie Lipp, où se retrouvent penseurs, écrivains, artistes, journalistes et personnalités politiques françaises. Des mannequins de Chanel et Dior sont également photographiés devant sa façade colorée.
1951 : Doisneau, l’un des premiers photographes exposés à La Hune
En 1951, Robert Doisneau expose à La Hune. Véritable dénicheur de talents, le lieu présente également les tirages des photographes humanistes français Édouard Boubat et Izis, les photographies de la vie nocturne parisienne de Brassaï puis, plus tard, les photographies de rue new-yorkaises de William Klein.
1957 : Picasso expose à La Hune
Picasso y expose à plusieurs reprises jusqu’en 1957, année où la librairie-galerie lui consacre une exposition biographique intitulée Picasso lui-même. Haut lieu littéraire et artistique du XXe siècle, La Hune devient un lieu de rencontre pour des artistes renommés tels que Jean Dubuffet, Sonia Delaunay et Max Ernst, ainsi que pour des écrivains comme André Breton, Jean-Paul Sartre, Jacques Prévert et Henri Michaux.
1964 : La Hune, lieu de rendez-vous de Jean-Paul Sartre et des existentialistes
Après son café matinal au Café de Flore avec Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre se rend à La Hune pour enrichir sa bibliothèque de manuscrits inédits. En 1964, il reçoit le prix Nobel de littérature, qu’il refuse.
1975 : La Hune s’agrandit
Initialement conçue pour accueillir 10 000 livres, la librairie s’agrandit au fil des années et finit par réunir 30 000 titres en un seul lieu. Après 30 ans à conjuguer activités littéraires et artistiques, La Hune déplace son activité de galerie place Saint-Germain-des-Prés.
1988 : L’histoire d’une icône culturelle
Bernard Gheerbrant publie À La Hune, Histoire d’une librairie-galerie à Saint-Germain-des-Prés avec le Centre Georges Pompidou, retraçant 40 années de vie littéraire et artistique au sein de ce lieu d’exception.
2012 : La Hune aujourd’hui
La Hune s’installe à son emplacement actuel, place Saint-Germain-des-Prés.
2015 : La photographie, toute la photographie, rien que la photographie
Un nouveau chapitre s’ouvre dans l’histoire de La Hune avec la réouverture, en octobre 2015, de la librairie-galerie repensée comme un lieu entièrement dédié à la photographie.
Depuis 2015 : Les grands noms de la photographie se succèdent
Plus de dix ans après l’installation de YellowKorner à La Hune, le lieu a accueilli des expositions temporaires de grands noms de la photographie, parmi lesquels Elliott Erwitt, Matthieu Ricard, Christopher Anderson, Françoise Huguier et bien d’autres.