Jean-Philippe Charbonnier

Jean-Philippe Charbonnier (1921-2004) débute sa carrière de photographe sur un plateau de cinéma en tant qu’assistant du portraitiste et photographe Sam Levin. Durant la Seconde Guerre Mondiale, il se réfugie à Lyon où il travaille dans les laboratoires des photographes Blanc et Demilly. Une presse abondante, née dans l’enthousiasme de la libération, lui fournit des nombreuses occasions de travail, notamment au sein de la rédaction des journaux Libération et France-Dimanche. De 1950 à 1974, il collabore à la revue illustrée Réalités alors la plus influente en France. Le regard tourné vers l’extérieur, ce dernier parcourt son pays et le monde (l’Afrique, la Russie, la Chine ou encore les États-Unis) et y réalise de nombreux photoreportages qui ont nourri le paysage visuel des français. Les portraits de vies qu’il effectue alors avec la plus grande sincérité et proximité attirent l’attention d’importantes agences photographiques. Parmi elles figure l’agence Rapho qui a fédéré en son sein l’école dite « humaniste » que Jean-Philippe Charbonnier intègrera dès lors aux côtés des artistes Willy Ronis, Édouard Boubat ou encore Sabine Weiss. Ses travaux ont été publiés dans le monde entier et présentés dans des domaines divers comme la presse, la publicité ou les entreprises. Exposé aux Rencontres photographiques d'Arles en 1976 et au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 1983, il obtient en 1996 le Grand Prix de Photographie de la Ville de Paris.

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